Christophe Bernard répond à vos questions


Mise en pratique

Voici le matériel nécessaire pour la réalisation des recettes de ce programme. Je ne vais pas lister le matériel de cuisine classique de type casserole, saladiers, bols, cuillères, cuisinière, etc. Je suppose que vous avez déjà ce type de matériel. Je vais plutôt vous donner ce qui ne se trouve pas nécessairement dans une cuisine classique.

Notez que je vous donne des adresses ci-dessous, pas forcément parce que je connais le produit ou le vendeur, mais plutôt pour vous donner une idée de l’objet dont je parle. Pour les passoires par exemple, pas besoin de commander sur Amazon, vous en trouverez sur les marchés ou dans les boutiques de matériel de cuisine. Je vous laisse par la suite trouver le meilleur produit soit sur internet, soit dans les boutiques près de chez vous.

• Une casserole avec couvercle pouvant contenir au moins 1,5 litre d’eau.

• Une petite passoire à infusions, comme celle-ci, pour vous donner une idée : Cliquer sur ce lien

• Une grande passoire pour passer une plus grande quantité (utile pour le sirop de sureau en particulier), comme celle-ci par exemple : Cliquer sur ce lien

• Une bouilloire, soit traditionnelle, soit à température contrôlée ce qui est mieux mais un peu plus cher, comme celle-ci par exemple : Cliquer sur ce lien

• Une balance de cuisine qui pèse au gramme près, que vous trouverez dans de nombreuses boutiques, comme ici : Cliquer sur ce lien

• Une balance de précision qui pèse au centigramme près comme celle-ci : Cliquer sur ce lien

• Un thermomètre à sonde pour contrôler la température de certaines préparations (bonbons), comme celui-ci : Cliquer sur ce lien

• Un petit presse purée qui fera office de presse pour la fabrication des teintures : Cliquer sur ce lien

• Pour les infusions, un bocal de 1,5 litre qui se ferme hermétiquement, comme celui-ci : Cliquer sur ce lien

• Un entonnoir assez grand pour pouvoir y placer un filtre à café à l’intérieur

• Un batteur pour la fabrication des crèmes, ou un blender si vous en avez un

• Un verre mesureur pour pouvoir mesurer les liquides

• Des filtres à café non-blanchis comme ceux-ci pour filtrer les teintures : Cliquer sur ce lien

• Un verre mesureur en pyrex avec bec verseur pour faire les bains-marie, comme celui-ci : Cliquer sur ce lien

• Un petit pilon de ce style pour faire les cataplasme : Cliquer sur ce lien

• Des moules en silicone pour les savons, de ce style. Vous en trouverez de différentes formes pour vos savons, à vous de choisir ceux qui vous plaisent : Cliquer sur ce lien

• Pour le déodorant et les savons, un masque anti-poussière que vous trouvez dans les boutiques de bricolage de ce style : Cliquer sur ce lien

• Pour les savons, des lunettes de protection de ce style : Cliquer sur ce lien

• Pour les bonbons, une plaque métallique (en général utilisée pour le four) comme celle-ci : Cliquer sur ce lien

• Pour les contenants pour les onguents et crèmes, vous trouverez une collection de pots de différentes tailles ici : Cliquer sur ce lien

• Optionnel pour le séchage des plantes, vous pouvez investir dans un déshydrateur. Voici différents modèles :

o 550W à 6 étages : Cliquer sur ce lien

o 700W à 4 étages : Cliquer sur ce lien

o De nombreux modèles existent, avec des prix différents. Je vous laisse constater la diversité ici : Cliquer sur ce lien

• Pour faire les gélules, vous aurez besoin d’un gélulier. Vous avez plusieurs modèles sur le marché. Notez que la taille des gélules a une importance. Voici les deux tailles les plus utilisées : la taille 0, parfois un peu grosse à avaler pour certaines personnes et la taille 1, plus petite et contenant donc moins de plante.

o Gélulier chez eBotaShop : Cliquer sur ce lien

o Gélulier chez Kapselwelt : Cliquer sur ce lien

o Gélulier chez Herboristerie du Valmont : Cliquer sur ce lien

• Vous pouvez acheter des gélules vides dans de nombreuses boutiques, ici par exemple : Cliquer sur ce lien

Si vous avez acheté une crème solaire du commerce, jetez un coup d’œil sur la liste des ingrédients. Ceux à éviter absolument sont : l’oxybenzone qui traverse facilement la peau pour se retrouver en circulation sanguine. C’est avant tout un perturbateur endocrinien, c’est-à- dire qu’il perturbe notre équilibre hormonal. L’octyl-méthoxycinnamate (ou OMC) et le 4- méthylbenzylidène camphre (ou 4-MBC) sont également à fuir. En effet, les deux agissent comme substances oestrogéniques. De plus, certaines études ont démontré que sous l’influence des UVs, le rétinyl palmitate pourrait augmenter les risques de cancer de la peau. Les dermatologues estiment par contre que les données ne sont pas concluantes. Dans le doute, l’abstention semble prudente. Pour l’oxyde de zinc, ou le dioxyde de titane, il faut éviter les formes micronisées, c’est-à-dire les formes réduites en nanoparticules qui pourraient pénétrer notre système. Les nanoparticules sont en principe interdites dans les crèmes qui ont le label bio. Vous voulez fabriquer votre propre crème solaire ? La vidéo Confectionnez une crème solaire 100% naturelle de l’Atelier des Plantes devrait vous enchanter.

Dans votre dentifrice acheté dans le commerce, vous trouverez probablement du dioxyde de titane par exemple. C’est un pigment utilisé dans pratiquement tout ce qui est blanc : les peintures, les plastiques, et… certains dentifrices. De plus le dioxyde de titane est considéré comme une nanoparticule. Et on s’inquiète de plus en plus sur l’effet que pourraient avoir ces nanoparticules sur l’être humain. A éviter donc. Le Sodium Lauryl Sulfate que l’on trouve également dans de nombreux dentifrices est une substance qui fournit une action détergente et serait la cause d’aphtes à répétition dans les dentifrices… Vous voulez fabriquer votre propre dentifrice ? La vidéo Réalisez un dentifrice 100% naturel de l’Atelier des Plantes vous détaillera la recette d’un dentifrice fait maison.

Lors d’une infusion, on place la plante dans de l’eau bouillante (sortie du feu). Puis on attend, le temps d’attente dépend de l’infusion que l’on souhaite et de la plante utilisée. Lors d’une décoction, la plante est chauffée avec l’eau jusqu’à ébullition. On maintient la température pendant un certain temps (quelques minutes, cela dépend de la plante utilisée). Puis on filtre le tout. Lors d’une macération, la plante est mise dans l’eau froide et on l’y laisse longtemps.

Tout d’abord, pas la peine de se précipiter. Ce programme comporte de nombreuses préparations et de nombreuses plantes différentes et il est donc conseillé de procéder pas à pas. Afin de bien s’y retrouver nous vous conseillons de bien regarder les vidéos Où se procurer simplement les plantes et La meilleur méthode pour choisir les plantes dont vous avez besoin qui vous décriront respectivement avec précision l’approvisionnement en plantes brutes et la mise en place et le suivi d’un protocole.

L’aromathérapie fait partie des médecines dites « douces ». C’est une approche thérapeutique qui utilise des essences de plantes. L’aromathérapie utilise des huiles essentielles à des fins thérapeutiques. C’est une “biochimio-thérapie” naturelle sophistiquée qui repose sur la relation existant entre les composants chimiques des huiles essentielles et les activités thérapeutiques qui en découlent.

Le bicarbonate de sodium (également appelé bicarbonate de soude) est utilisé pour cuisiner, nettoyer, jardiner… Son efficacité est telle qu’il peut être utilisé quasiment pour tout ! C’est également un produit écologique et surtout un produit à tout petit prix.

Le cataplasme est un dispositif à la limite entre la compresse et l’emplâtre. On peut faire des cataplasmes avec presque toutes les plantes, avec de l’argile, des fruits, des algues, des légumes… Le principe est d’appliquer une pâte épaisse sur la peau que l’on protège avec un linge pour le tenir. L’efficacité des cataplasmes n’est pas totalement prouvée scientifiquement, mais on sait que cette pratique dure depuis des générations. L’idée est d’appliquer quelque chose sur la zone douloureuse pour provoquer un échange à travers la peau entre la matière ajoutée et l’intérieur du corps. L’avantage des cataplasmes, c’est leur simplicité. Tout le monde peut les réaliser chez soi, dans sa cuisine avec des ingrédients faciles à trouver dans le commerce.

Les EPS (Extraits fluides de Plantes fraîches Standardisés) sont des extraits fluides glycérinés de plantes fraîches qui respectent l’intégrité et restituent l’intégralité des principes actifs de la plante. La préparation se présente sous forme liquide, elle est sans sucre et sans alcool.

L’herboristerie est la spécialité qui entre dans la préparation des plantes à usage médicinal. Cette discipline est assez peu pratiquée, et a été remplacée par la pharmacie, et plus précisément par la phytothérapie. L’herboriste prépare des plantes selon leurs propriétés médicinales et les propose à la vente. Les plantes peuvent être présentées sous forme de tisanes, de feuilles séchées ou de poudre à ingérer, à prendre en bain de bouche ou en gargarisme, en cataplasme ou en lotion ou en lavement.

Une huile essentielle (HE) est l’âme de la plante aromatique. C’est l’essence volatile extraite de plantes aromatiques par la distillation. Il s’agit d’une substance complexe qui contient des molécules aromatiques dont l’action bénéfique sur la santé est étudiée et mise en pratique par l’aromathérapie.

Un macérât huileux est une technique qui consiste à extraire les propriétés liposolubles d’une plante en l’infusant dans une huile. L’huile se comporte alors en solvant et devient le support des propriétés actives de la plante. Les huiles végétales les plus communément utilisées comme support sont l’huile de tournesol, d’olive ou de pépin de raisin, elles sont souvent choisies pour leur côté économique, leur facilité d’application ou encore leur odeur peu prononcée. Toute huile peut être utilisée mais il est particulièrement intéressant de ne pas considérer le support uniquement en tant que tel et de profiter des propriétés d’une huile végétale combinées à celles d’une plante.

Un onguent est un médicament ayant une consistance pâteuse, qu’on applique sur la peau et qui se liquéfie à la chaleur du corps. L’onguent se différencie de la pommade qui possède une consistance plus molle. L’onguent possède des excipients (substance dans laquelle on incorpore le médicament) qui sont le plus souvent des substances résineuses.

Phytothérapie: La phytothérapie est une branche de la médecine. Elle repose essentiellement sur l’emploi de plantes médicinales. La plupart des plantes ne sont pas utilisées en entier, leurs principes actifs étant souvent concentrés dans une seule partie : racines, feuilles, fleurs… Les plantes peuvent être présentées de diverses façons : fraiches ou séchées pour faire des infusions, en gélules, en huile essentielle, en ampoule buvable, etc.

Les probiotiques sont des bactéries ou des levures naturellement présentes dans l’organisme. Ces micro-organismes vivants aident à la digestion ou à la défense immunitaire. Certains probiotiques peuvent être pris sous forme de compléments alimentaires. Les plus connus sont les levures de bière ou encore les bactéries lactiques que l’on trouve dans les yaourts. Lorsqu’ils sont absorbés, ils apportent des effets bénéfiques sur la santé, comme améliorer la digestion, lutter contre la diarrhée ou certaines infections de système digestif.

La Teinture-mère est « une préparation liquide qui résulte de l’action dissolvante d’un véhicule alcoolique sur des drogues végétales FRAICHES  » Elle est obtenue par macération dans de l’alcool éthylique à différents degrés, de plantes médicinales fraîches ou « stabilisées» Si la plante est sèche, alors on parlera de teinture alcoolique. La teinture alcoolique (ou mère) est très intéressante. En effet, elle est relativement facile à mettre en œuvre, le résultat est assez régulier, la concentration en substance active est contrôlable et sa conservation est excellente. A un niveau familial et pour une utilisation non commerciale on peut agir simplement en mettant par exemple 100 grammes de plante sèche dans 1 litre d’alcool à 60°ou 250 grammes de plante fraîche dans 1 litre d’alcool à 70°. Après macération de quelques semaines, filtration et expression du résidu, cela va donner une teinture alcoolique au 1/10 dans de l’alcool entre 50° et 60°. Pour une bonne conservation il ne faut pas descendre en- dessous de 45°.

Je vous propose une liste de livre ici, fournie par moi-même ou par les étudiants ayant suivi mes programmes de formation.

http://formation-plantes-medicinales.com/suggestions-de-livres/

Il n’existe pas d’équivalence entre quantité de plantes sèches et de plantes fraîches. Tous les écrits, toute l’expérience accumulée a toujours été faite autour de la plante sèche pour des raisons logistiques et de conservation. Pour faire une équivalence, voir article ici, section « Perte de poids » – ceci vous dit le taux d’humidité moyen par partie de plantes et vous permet de calculer ce qui serait l’équivalent en plante fraiche.

http://www.altheaprovence.com/blog/faire-secher-les-plantes-medicinales/

Mais ce calcul pourtant logique et mathématique ne me convient pas, car la plante fraiche contient plus d’actifs, elle est plus vigoureuse, plus amère, plus aromatique que la plante sèche. Bref, pas besoin d’en mettre autant. Alors on fait quoi ? Et bien je vous dirais que l’on fait un peu « au nez ». On en met assez pour impartir un goût bien marqué à l’infusion ou la décoction. On se démarque donc un peu du poids et on se fie plus à nos sens. Et c’est OK, car si la plante est bien sélectionnée par rapport à votre déséquilibre, elle fera toujours du bien, même si la dose ne correspond pas exactement à celle conseillée dans les ouvrages classiques.

En ce qui concerne les préparations : on peut utiliser des plantes fraiches pour les infusions, les décoctions et les teintures. Pour les teintures de plantes fraiches, je donne des instructions spécifiques dans la vidéo à ce sujet. Pour le macérat huileux il faut la plante sèche. Pour la crème, on peut remplacer l’hydrolat par une infusion de plantes, mais la crème sera moins stable. Bref, si vous désirez utiliser la plante fraiche, je vous conseille de vous en tenir à l’infusion, décoction, teinture, jus et application directe (cataplasme).

Lorsque vous fabriquez vos teintures et macérats huileux, vous vous posez peut-être la question suivante : puis-je faire un mélange de plantes ?

L’avantage de mélanger les plantes avant de faire une teinture, un macérat huileux ou une autre préparation, c’est la rapidité et la simplicité de la préparation. On réfléchis à la formulation d’abord, par exemple pour un macérat huileux, de l’hamamélis, de la vigne rouge et de l’hélychrise pour un problème de circulation. Ensuite on mélange les plantes sèches, disons 1/3 de chaque, et on fait le macérat huileux. On ne fait qu’une préparation pour un usage spécifique final.

Par contre, le désavantage, c’est le manque de flexibilité. Si j’ai envie de réutiliser un macérat huileux d’hélychrise dans le futur mais sans l’hamamélis et la vigne rouge, je suis bloqué.

Donc lorsqu’on commence à faire beaucoup de ses propres préparations, mieux vaut préparer chaque plante séparément afin de pouvoir faire différentes formulations à souhait dans le futur. Pareil pour les teintures.

A vous de jongler avec ces avantages et inconvénients, et faire ce qui vous arrange. Les deux méthodes fonctionnent.

Il n’existe pas d’équivalence entre quantité de plantes sèches et de plantes fraîches. Tous les écrits, toute l’expérience accumulée a toujours été faite autour de la plante sèche pour des raisons logistiques et de conservation. Pour faire une équivalence, voir article ici, section « Perte de poids » – ceci vous dit le taux d’humidité moyen par partie de plantes et vous permet de calculer ce qui serait l’équivalent en plante fraiche.

http://www.altheaprovence.com/blog/faire-secher-les-plantes-medicinales/

Mais ce calcul pourtant logique et mathématique ne me convient pas, car la plante fraiche contient plus d’actifs, elle est plus vigoureuse, plus amère, plus aromatique que la plante sèche. Bref, pas besoin d’en mettre autant. Alors on fait quoi ? Et bien je vous dirais que l’on fait un peu « au nez ». On en met assez pour impartir un goût bien marqué à l’infusion ou la décoction. On se démarque donc un peu du poids et on se fie plus à nos sens. Et c’est OK, car si la plante est bien sélectionnée par rapport à votre déséquilibre, elle fera toujours du bien, même si la dose ne correspond pas exactement à celle conseillée dans les ouvrages classiques.

En ce qui concerne les préparations : on peut utiliser des plantes fraiches pour les infusions, les décoctions et les teintures. Pour les teintures de plantes fraiches, je donne des instructions spécifiques dans la vidéo à ce sujet. Pour le macérat huileux il faut la plante sèche. Pour la crème, on peut remplacer l’hydrolat par une infusion de plantes, mais la crème sera moins stable. Bref, si vous désirez utiliser la plante fraiche, je vous conseille de vous en tenir à l’infusion, décoction, teinture, jus et application directe (cataplasme).

Oui, on peut faire des jus de nombreuses plantes médicinales. L’ortie, la racine de bardane, le plantain, le gingembre, le curcuma, et bien d’autres. Certaines peuvent être un peu « fortes » pour faire un jus frais, les amères par exemple – la fumeterre, la feuille de bardane, la feuille d’artichaut (très amer !), etc. La quantité sera une affaire de cas par cas, et en général une petite quantité suffit par rapport à l’infusion de plante sèche. Là encore, pas de recul sur la quantité exacte à utiliser par rapport à la plante sèche en préparation classique.

La plante sèche a été utilisée pendant des millénaires dans les différentes traditions du globe afin de faciliter l’acheminement, le stockage et la conservation des plantes. L’être humain avait besoin de se former une pharmacie disponible à tout moment, et la plante sèche le permettait. Nous avons maintenu cette tradition aujourd’hui, ce qui a permit le développement d’herboristeries, boutiques bien pratiques qui nous permettent d’acheter une grande diversité de plantes. Mais il est clair que la plante fraichement cueillie est souvent meilleure, plus aromatique, plus goûteuse. Mais pas tout le monde n’a la chance d’y avoir accès.

Si vous avez cette chance, vous désirez probablement connaître l’équivalence entre poids de plante fraiche et de plante sèche. Et là, ça se complique car nous n’avons rien dans la littérature et dans la pratique ancestrale à ce sujet. Les partie aériennes des plantes, feuilles et fleurs, contiennent en général autour des 80% d’eau. Cela voudrait dire que lorsque nous avons besoin de 20 g de plante sèche, il nous faudrait 100 g de plante fraiche (vu que 80 g n’est que de l’eau). En pratique, la plante fraiche étant plus remplie de vitalité, nous n’avons pas besoin d’en mettre autant. Alors quelle est la règle ? Il n’y en a pas à ma connaissance. Je conseille de mettre plus en poids, disons si la recette demande 20 g de plante sèche, monter à 40 g de plante fraiche, ou tout simplement faire à l’œil, une bonne poignée par litre.

La plante quasi-fraiche est une plante fraiche qui a perdu la majorité de son eau. Elle n’est pas encore « croustillante », mais elle est bien flétrie et fanée, elle est donc toujours pleine de vitalité mais n’a quasiment plus d’eau. Pour cette version, gardez les mêmes quantités que pour la plante sèche afin de faire simple.

 

Tasse (de thé) : 200mL

Petite tasse : 100mL

1 cuillère à café = 5 ml de teinture = environ 100 à 120 gouttes

Les racines se lavent à grande eau et se brossent pour éliminer la terre. Voir la vidéo sur l’échinacée (sur l’Atelier des Plantes).

Les parties aériennes ne se lavent pas une fois coupées car l’eau va démarrer un processus d’infusion, même l’eau froide. Faites-en l’expérience – placez une quantité de plante sèche dans un verre d’eau froide et laissez infuser pendant disons 30 minutes. Goutez et vous verrez que la plante a déjà relâché ses substances dans l’eau.

Si la plante est pleine de terre, aspergez-la avant de la couper, donnez-lui 24 h pour qu’elle sèche, puis coupez à ce moment-là.

Si vous craignez que les plantes cueillies soient victimes de quelconques épandages, ne les utilisez pas. Les produits chimiques sont absorbés par les plantes. Préférez les plantes qui poussent loin des champs cultivés.

De même, cueillez loin de tout endroit où les animaux font leurs besoins.

Pour les huiles essentielles, vous pouvez partir du principe que 1ml=35 gouttes. Pour les huiles végétales, vous pouvez travailler avec une pipette, ou utiliser la densité de l’huile végétale en question. Pour l’huile végétale de noisette par exemple, la densité est de 0,91 à 0,93 (Voir AromaZone pour ce type d’info). Donc 100 ml pèsent entre 91 et 93 g. Prenons 92 g en moyenne. Donc 19 ml pèsent environ 17,5 g. Si vous avez une balance qui pèse au centigramme près, facile.

Pour vous aider vous pouvez utiliser des pipettes comme celles-ci pour mesurer les petits volumes :

http://www.aroma-zone.com/catalogsearch/result/?sq=pipette&order=relevance&dir=desc&limit=12&mode=grid

 

Vous trouverez des flacons ici de toutes tailles pour faire vos mélanges :

http://www.aroma-zone.com/tous-nos-produits/contenants-vides-accessoires/contenants-vides-accessoires/flacons-et-pompes.html?mode=grid&limit=12

Légalement la durée de conservation est fixée à 5 ans, c’est ce que vous verrez sur les étiquettes de nombreux flacons. Mais là encore, aberration du système. La plupart des huiles essentielles se conservent au-delà de cette période et ont une durée de vie très longue. Leur pouvoir antibactérien est puissant, et elles se conservent elles-mêmes en quelque sorte

La teinture mère peut se garder des années : 5 ans voire plus s’il n’y a pas de dépôt au fond de la bouteille.

Pour la teinture, non. L’alcool reste nécessaire. Sinon, aucun problème pour l’infusion, la décoction, le macérât huileux, glycériné et les autres préparations. Si l’alcool devait être indispensable dans une préparation, ce serait alors précisé dans la vidéo.


Bien-Être

Le stress chronique ainsi que le manque d’activité sportive peuvent être responsables d’un mauvais sommeil. Il faut se dépenser un minimum pendant la journée. Une marche en fin de journée peut souvent suffire mais nous avons parfois adopté de mauvaises habitudes de vie. Dans l’idéal, il faudrait se coucher 3 heures après avoir fini le repas du soir. De plus, une heure avant d’aller au lit, il faudrait fermer les ordinateurs, éteindre les tablettes, la télévision et lire un bon livre en baissant les lumières ambiantes. En effet, l’exposition aux lumières diverses le soir peut interférer avec la fabrication de la mélatonine (hormone du sommeil qui joue un rôle fondamental dans la régulation de notre cycle diurne-nocturne). Si malgré ces changements, vous sentez que vous avez toujours du mal à vous endormir le soir, que vous faites des insomnies, ou encore que votre sommeil n’est pas réparateur, des compléments alimentaires peuvent vous aider. La vidéo Vers un sommeil réparateur « Réalisez un vinaigre d’Escholtzia », disponible sur l’Atelier des Plantes, fait la liste de ces compléments. Elle détaillera également les différentes plantes pouvant aider à résoudre les problèmes de sommeil.

La stratégie repose sur 3 piliers. Premier pilier : on va saturer notre corps en une forme de magnésium bien assimilable. Deuxième pilier : on va prendre une plante de la famille des adaptogènes. Ce sont des plantes qui sont un peu longues à agir mais qui rééquilibrent les hormones de stress de manière durable. Ces plantes vont donc constituer une approche de fond. Troisième pilier : on va rajouter une ou plusieurs plantes qui agissent rapidement mais d’une manière ponctuelle, et qui vont donc venir compléter l’action des plantes adaptogènes (mélisse, matricaire, valériane…) Vous voulez en savoir plus ? La vidéo Ces plantes qui chassent le stress !  sur l’Atelier des Plantes devrait vous satisfaire.

Pour les règles douloureuses, on peut utiliser une plante qui s’appelle Viburnum opulus ou sa cousine, Viburnum prunifolium. C’est l’écorce de l’arbre qu’on utilise. Vous allez placer dans une casserole 2 cuillères à soupe d’écorce de Viburnum, 1 petite cuillère à café de racine de gingembre en poudre, et vous allez verser par-dessus 1 litre d’eau. Vous couvrez et vous faites frémir pendant 5 minutes, puis vous éteignez le feu. Vous soulevez le couvercle et vous rajoutez 1 c-à-soupe de sommités fleuries d’achillée millefeuille, de nom scientifique Achillea millefolium, vous replacez le couvercle et vous laissez infuser 10 minutes. Vous pouvez ensuite filtrer et faire boire ce liquide chaud à votre adolescente. Vous pouvez sucrer au miel si nécessaire. Le but est de boire quelques gorgées toutes les 10 ou 15 minutes jusqu’à ce qu’il y ait soulagement. Pour d’avantage d’informations concernant les différentes phases de la vie des femmes, regardez Santé féminine : des plantes pour chaque phase de la vie des femmes sur l’Atelier des Plantes.

Si elles surviennent la nuit et vous empêchent de dormir, essayez le houblon. Vous pouvez le prendre le soir en infusion à raison de 6 g de cônes pour une tasse à thé de 200 ml, mais il se peut que l’infusion vous force à vous lever pour aller aux toilettes, ce qui est bien sur problématique. A la place, prenez 1 cuillère à café d’EPS de houblon dans un peu d’eau juste avant d’aller au lit. Le houblon agit comme phytoestrogène. Les plantes phytoestrogéniques se verrouillent sur les capteurs à œstrogènes et les activent d’une manière faible. Et lorsque le corps a cessé de fabriquer des œstrogènes, même une faible activation suffit à faire remonter les taux et à fournir un soulagement. Donnez à la plante 2 semaines pour s’établir. Bien d’autres plantes peuvent également être utilisées pour les bouffées de chaleur. Santé féminine : des plantes pour chaque phase de la vie des femmes, disponible sur l’Atelier des Plantes, en fait la description.


Santé

Nous n’avons que très peu de recul au sujet des constituants qui pourraient passer dans le lait maternel. En fait nous savons que beaucoup de constituants passent, mais nous ne savons pas l’effet que certaines plantes pourraient avoir sur le bébé. Voici cependant quelques plantes qui ne présentent aucun problème. D’abord les graines d’anis, de fenouil ou d’aneth. Ces plantes sont utilisées pour améliorer la production de lait. De plus, le passage de certains constituants dans le lait pourrait calmer les problèmes de crampes digestives et flatulences chez le bébé. Elles se prennent à raison d’une cuillère à café de graines par tasse, de 2 à 3 tasses par jour. Ensuite, pour les problèmes de mamelons douloureux, vous pouvez utiliser un onguent au souci, aussi appelé onguent au calendula. Ces onguents ne contiennent que 3 ingrédients : la plante, une huile végétale et de la cire d’abeille. N’utilisez pas d’huiles essentielles car ces huiles pourraient être contre-indiquées pour le bébé. A la place du calendula, vous pouvez aussi faire un onguent au millepertuis.

Les compléments riches en oméga 3 de type EPA et DHA sont utiles car ils réduisent la production de certaines substances inflammatoires. Ils sont en particulier utiles pour l’eczéma atopique. Une supplémentation journalière qui tourne autour des 500 mg d’EPA et 500 mg de DHA par jour est conseillée. De plus, les études épidémiologiques montrent une corrélation entre allergies et des taux bas en vitamine D. Pour beaucoup de personnes, 4000 UI par jour sont nécessaires, plus si vous sortez rarement, si vous êtes sous traitement médical, en surpoids ou si vous êtes âgé. Pour les adolescents, une dose de 3000 UI par jour peut être utile. Concernant les plantes maintenant, le Plantain lancéolé est antihistaminique, et à la fois astringent et adoucissant, c’est une excellente plante pour calmer les inflammations respiratoires. L’ortie également. Nous avons aussi le romarin. Il contient de l’Acide rosmarinique qui est une substance antioxydante et antiinflammatoire. Pour prendre le romarin, la forme la plus simple, c’est une infusion journalière de romarin à raison de 1 c-à- soupe de feuilles par tasse, prise le matin. Pour faire simple, on va préparer une infusion journalière avec 10 g d’ortie, 10 g de plantain et 10 g romarin pour un litre d’eau. Vous préparez le litre le matin et vous buvez dans le courant de la journée chaud ou froid. Cette infusion est à démarrer 4 semaines avant début de la saison allergique, ou par cure de plusieurs semaines si allergies vous êtes allergique aux acariens par exemple. La vidéo Combattez efficacement vos allergies sur l’Atelier des Plantes détaille ces problèmes d’allergies et les différentes solutions disponibles.

Les meilleures plantes pour résoudre ces problèmes sont celles qui sont riches en résines. Ces résines sont désinfectantes et astringentes des muqueuses, c’est à dire qu’elles vont resserrer et tonifier ces muqueuses rouges et enflammées. La plante la plus efficace s’appelle la myrrhe. Utilisez une teinture à raison de 10 gouttes dans un tout petit peu d’eau, à appliquer en bain de bouche 2 fois par jour, matin et soir. Vous pouvez utiliser à la place une teinture de propolis à raison de 10 gouttes dans un peu d’eau, ou une teinture de souci, de nom scientifique Calendula officinalis, à raison de 30 gouttes dans un tout petite peu d’eau, ces deux plantes en bain de bouche 2 fois par jour. Afin de rééquilibrer la flore buccale, vous pouvez aussi consommer des aliments fermentés, comme des légumes lactofermentés, ou boire du kefir ou du kombucha, ou pour ceux qui mangent des laitages, vous pouvez faire des bains de bouche avec un yaourt mélangé à de l’eau. Apprenez à bien digérer est une vidéo qui revient sur ces problèmes de digestion et donne des solutions pour les résoudre (A visionner sur l’Atelier des Plantes).

Nous avons tout un arsenal de plantes qui sont désinfectantes pour le système urinaire. Les constituants de ces plantes vont passer en circulation générale puis vont irriguer les reins et la vessie et au passage détruire le pathogène. La stratégie pour lutter contre les infections urinaires est la vidéo qui vous donnera le nom de ces plantes et vous expliquera comment les utiliser afin que vous vous débarrassiez de ces problèmes d’infections urinaires. Vous pouvez la retrouver sur l’Atelier des Plantes

Nous avons la chance d’avoir plusieurs trésors dans notre pharmacopée, des plantes à la fois faciles à trouver et efficaces pour ces problèmes de retour veineux. Le marron d’inde par exemple qui diminue la perméabilité des vaisseaux sanguins, c’est-à-dire qu’elle empêche les liquides de s’échapper de nos veines pour aller s’accumuler dans les tissus aux alentours. Elle ralentit la formation d’œdèmes et la sensation de jambes lourdes. Il y a aussi l’hamamélis qui est un petit arbrisseau originaire d’Amérique du nord et d’Asie. Il est riche en tannins et en antioxydants qui ont une action tonique et protectrice sur les veines. L’hamamelis quant à lui, est particulièrement efficace pour les applications externes. Si vous voulez savoir comment consommer ces plantes, ou si vous voulez connaitre d’autre noms de plantes qui permettent d’améliorer les problèmes d’insuffisance veineuse, visualisez : Luttez contre l’insuffisance veineuse sur l’Atelier des Plantes.

La cure dépurative augmente les excrétions des déchets accumulés par le corps à travers la nutrition en particulier. Elle dure une dizaine de jours et permet de nettoyer les organes responsables de l’élimination des déchets (le foie et les reins) sans pour autant épuiser la personne.

La cure dépurative est particulièrement recommandée si vous souffrez d’allergies chroniques, car le foie joue un rôle clé dans l’élimination des déchets immunitaires. De même, si vous avez une maladie chronique dégénérative, car vous devez recycler vos propres cellules d’une manière constante. La cure est également bénéfique pour ceux qui ont des problèmes de peau, des migraines, ou tout simplement se sentent parfois ballonnés et lourds sans pour autant manger beaucoup.

Pour en savoir plus regardez la vidéo Les bienfaits de la cure dépurative où vous apprendrez à réaliser votre propre décoction (sur l’Atelier des Plantes).

Entre 10 jours et 2 semaines (en-dessous c’est inefficace, et au-dessus, cela devient trop drainant pour la personne).

La plupart des individus guérissent spontanément en une semaine, mais des complications existent chez les plus jeunes et les plus âgés notamment. Par précaution, il vaut mieux consulter un médecin en particulier si la fièvre est mal supportée.

Cela étant dit, la grippe ne nécessite pas systématiquement un traitement. Une erreur souvent commise est la lutte contre la fièvre, en cherchant à faire baisser cette dernière au plus vite. En effet, cette dernière reste l’une des armes les plus efficaces de notre système immunitaire. La meilleure réaction à adopter face à la grippe est de renforcer son système immunitaire, tout en accompagnant la grippe dans sa phase montante et descendante ainsi que d’entretenir son corps durant la période de convalescence.

Pour en savoir plus, regardez la vidéo Venez à bout de la grippe disponible sur l’Atelier des Plantes où vous apprendrez, entre autres, à réaliser un sirop de baies de Sureau.

De nos jours, l’attitude prudente est la suivante : toutes les plantes médicinales sont à éviter pendant la grossesse ou l’allaitement. Cela peut vous paraître un peu extrême, mais c’est l’attitude adoptée par de nombreux thérapeutes aujourd’hui y compris les médecins phytothérapeutes. En effet, nous avons un manque de recul sur l’utilisation des plantes pendant la grossesse. Certaines plantes étaient prises dans l’ancien temps par les femme enceintes mais nous n’avons aucun moyen de valider qu’elles n’avaient aucun effet sur le fétus. Pareil pour l’allaitement. Nous avons certains exemples tragiques sur l’utilisation de la consoude par exemple ayant créé une toxicité au niveau du foie du nouveau né. Dans l’ensemble, nous pensons que de nombreuses plantes ne posent aucun problème, mais lorsque la vie d’une personne tierce est en jeu, « penser » ne suffit pas, il faut être sûr. Nous savons que de nombreux constituants traversent le placenta ou passent dans le lait maternel. Par contre, nous ne savons pas exactement l’effet que cela peut avoir sur le fétus ou nouveau né.

Bref, principe de précaution : pas de plantes médicinales autre que l’usage alimentaire de certaines plantes. En d’autres termes, une petite salade de feuilles de pissenlit, oui, mais une décoction des racines, non.

Je vous encourage aussi à lire l’article suivant du médecin américain Aviva Romm, spécialiste de la femme. Si vous ne parlez pas l’anglais, peut être que google traduction peut vous aider. Dans cet article, le docteur Romm propose une liste de plantes ne posant aucun problème pendant la grossesse.

http://avivaromm.com/herbal-medicines-in-pregnancy-safety

Pour les huiles essentielles, voici un bon résumé de Bérengère Arnal, médecine expert en phytothérapie et aromathérapie :

En raison d’un manque d’études cliniques sur l’incidence des huiles essentielles sur le fœtus durant la grossesse et sur le bébé au cours de l’allaitement, il y a lieu le plus souvent d’appliquer le principe de précaution et de ne pas encourager leur utilisation. Il faut rappeler que les huiles essentielles sont toutes déconseillées chez l’enfant de moins de trois ans sans avis médical. Cet avertissement s’applique d’autant plus au fœtus et au nourrisson. On sait que l’on retrouve dans le sang de la maman, à des concentrations non négligeables, les principes actifs des huiles essentielles appliquées par voie trans-cutanée. De ce fait, je reste très prudente, je ne donne aucun traitement aromathérapique par voie orale chez la femme enceinte ou allaitante.

En cas de doute avec un traitement anticoagulant qui se laisse facilement perturber ou bien avec tout autre traitement, il est préférable de demander son avis à votre pharmacien ou votre médecin.

Les opinions sont très partagées sur ce domaine. Il convient donc d’essayer en commençant par les adaptogènes qui aident à gérer le stress tout en stimulant l’immunité d’une manière un peu plus douce que l’échinacée. Donc une cure d’éleuthérocoque par exemple, d’ashwagandha, de rhodiola. Pensez à regarder la vidéo sur la gestion du stress.

L’utilisation de plantes stimulant le système immunitaire comme l’échinacée est plus délicat. Certains pensent qu’elles peuvent provoquer ou aggraver des crises de maladies autoimmune. J’ai personnellement observé cela, c’est donc mon opinion. D’autres pensent que l’échinacée et autres immunostimulants sont plutôt équilibrants du système immunitaire. Si vous essayez ces plantes, commencez par de petites doses.


Beauté

Les huiles essentielles sont utilisées pour conserver la crème et apporter des propriétés thérapeutiques. Si on les enlève, on se retrouve avec une émulsion entre un macérât huileux et un hydrolat. Tout à fait possible, en particulier si on conserve la crème au réfrigérateur.

La sélection des huiles essentielles est très libre, et la crème va être spécialisée en fonction des besoins et des soins. La quantité peut varier de 1% pour une utilité dermo-cosmétique, à 10% pour une crème chauffante articulaire/musculaire par exemple. Je parle des différents pourcentages possibles dans la vidéo sur l’introduction aux huiles essentielles.


Enfants

Nous n’avons que très peu de recul au sujet des constituants qui pourraient passer dans le lait maternel. En fait nous savons que beaucoup de constituants passent, mais nous ne savons pas l’effet que certaines plantes pourraient avoir sur le bébé. Voici cependant quelques plantes qui ne présentent aucun problème. D’abord les graines d’anis, de fenouil ou d’aneth. Ces plantes sont utilisées pour améliorer la production de lait. De plus, le passage de certains constituants dans le lait pourrait calmer les problèmes de crampes digestives et flatulences chez le bébé. Elles se prennent à raison d’une cuillère à café de graines par tasse, de 2 à 3 tasses par jour. Ensuite, pour les problèmes de mamelons douloureux, vous pouvez utiliser un onguent au souci, aussi appelé onguent au calendula. Ces onguents ne contiennent que 3 ingrédients : la plante, une huile végétale et de la cire d’abeille. N’utilisez pas d’huiles essentielles car ces huiles pourraient être contre-indiquées pour le bébé. A la place du calendula, vous pouvez aussi faire un onguent au millepertuis.

 

De nos jours, l’attitude prudente est la suivante : toutes les plantes médicinales sont à éviter pendant la grossesse ou l’allaitement. Cela peut vous paraître un peu extrême, mais c’est l’attitude adoptée par de nombreux thérapeutes aujourd’hui y compris les médecins phytothérapeutes. En effet, nous avons un manque de recul sur l’utilisation des plantes pendant la grossesse. Certaines plantes étaient prises dans l’ancien temps par les femme enceintes mais nous n’avons aucun moyen de valider qu’elles n’avaient aucun effet sur le fétus. Pareil pour l’allaitement. Nous avons certains exemples tragiques sur l’utilisation de la consoude par exemple ayant créé une toxicité au niveau du foie du nouveau né. Dans l’ensemble, nous pensons que de nombreuses plantes ne posent aucun problème, mais lorsque la vie d’une personne tierce est en jeu, « penser » ne suffit pas, il faut être sûr. Nous savons que de nombreux constituants traversent le placenta ou passent dans le lait maternel. Par contre, nous ne savons pas exactement l’effet que cela peut avoir sur le fétus ou nouveau né.

Bref, principe de précaution : pas de plantes médicinales autre que l’usage alimentaire de certaines plantes. En d’autres termes, une petite salade de feuilles de pissenlit, oui, mais une décoction des racines, non.

Je vous encourage aussi à lire l’article suivant du médecin américain Aviva Romm, spécialiste de la femme. Si vous ne parlez pas l’anglais, peut être que google traduction peut vous aider. Dans cet article, le docteur Romm propose une liste de plantes ne posant aucun problème pendant la grossesse.

http://avivaromm.com/herbal-medicines-in-pregnancy-safety

Pour les huiles essentielles, voici un bon résumé de Bérengère Arnal, médecine expert en phytothérapie et aromathérapie :

En raison d’un manque d’études cliniques sur l’incidence des huiles essentielles sur le fœtus durant la grossesse et sur le bébé au cours de l’allaitement, il y a lieu le plus souvent d’appliquer le principe de précaution et de ne pas encourager leur utilisation. Il faut rappeler que les huiles essentielles sont toutes déconseillées chez l’enfant de moins de trois ans sans avis médical. Cet avertissement s’applique d’autant plus au fœtus et au nourrisson. On sait que l’on retrouve dans le sang de la maman, à des concentrations non négligeables, les principes actifs des huiles essentielles appliquées par voie trans-cutanée. De ce fait, je reste très prudente, je ne donne aucun traitement aromathérapique par voie orale chez la femme enceinte ou allaitante.


Maison

L’huile essentielle d’arbre à thé est l’un des désinfectants les plus puissant. L’HE de cannelle de Ceylan est une antibactérienne puissante elle aussi. L’HE de Citron apporte une odeur fraiche . L’HE d’eucalyptus globuleux, ou eucalyptus globulus a un parfum pénétrant. L’HE de lavandin, un grand classique, d’ailleurs pas la peine d’utiliser de la lavande vraie pour les produits ménagers, le lavandin apporte une odeur très agréable à un prix abordable. Enfin, l’HE de Pin sylvestre apporte une bonne odeur de pureté et de propreté.


Nature

L’incroyable pouvoir du Curcuma est une vidéo entièrement consacrée à cette plante aux multiples vertus. Pour faire court ici, le curcuma est une épice qui fait partie du curry indien et dont les vertus sont exceptionnelles. Puissant antioxydant, il protège contre les maladies inflammatoires (digestives, articulaires) et les cancers.

Cette pierre translucide est très vantée ces dernières années comme alternative naturelle aux déodorants. La première forme que vous trouverez dans le commerce contient du potassium d’alun, qui est extrait d’une roche qui s’appelle l’alunite. Sa taille moléculaire est telle que, d’après les vendeurs, l’aluminium ne peut pas pénétrer au travers de la peau. Les molécules seraient éliminées durant la douche ou par transpiration. La deuxième forme est reconstituée à partir des restes de l’industrie chimique du textile. Elle contient de l’ammonium d’alun, et est vendue sous la dénomination de pierre d’alun elle aussi. Et pourtant, c’est tout sauf une option naturelle. Que l’on parle de la première ou de la deuxième forme, soyons clair, le corps n’a jamais eu besoin d’aluminium pour fonctionner. Il n’existe pas d’état de carence en aluminium. Bien au contraire, l’aluminium est toxique. Naturelles ou pas, ces pierres contiennent de l’aluminium. Le principe de précaution est donc d’éviter ces pierres.

Il est conseillé de commencer par acheter la plante en vrac d’herboristeries, puis petit à petit, en parallèle, de développer les connaissances afin d’aller vers la plante vivante. 4 sources sont à explorer : Les herboristerie ; Aller direct aux petits producteurs ; La nature et finalement, le jardin. Pour en savoir plus, regardez la vidéo Où se procurer simplement les plantes, sur l’Atelier des Plantes.

La plante sèche a été utilisée pendant des millénaires dans les différentes traditions du globe afin de faciliter l’acheminement, le stockage et la conservation des plantes. L’être humain avait besoin de se former une pharmacie disponible à tout moment, et la plante sèche le permettait. Nous avons maintenu cette tradition aujourd’hui, ce qui a permit le développement d’herboristeries, boutiques bien pratiques qui nous permettent d’acheter une grande diversité de plantes. Mais il est clair que la plante fraichement cueillie est souvent meilleure, plus aromatique, plus goûteuse. Mais pas tout le monde n’a la chance d’y avoir accès.

Si vous avez cette chance, vous désirez probablement connaître l’équivalence entre poids de plante fraiche et de plante sèche. Et là, ça se complique car nous n’avons rien dans la littérature et dans la pratique ancestrale à ce sujet. Les partie aériennes des plantes, feuilles et fleurs, contiennent en général autour des 80% d’eau. Cela voudrait dire que lorsque nous avons besoin de 20 g de plante sèche, il nous faudrait 100 g de plante fraiche (vu que 80 g n’est que de l’eau). En pratique, la plante fraiche étant plus remplie de vitalité, nous n’avons pas besoin d’en mettre autant. Alors quelle est la règle ? Il n’y en a pas à ma connaissance. Je conseille de mettre plus en poids, disons si la recette demande 20 g de plante sèche, monter à 40 g de plante fraiche, ou tout simplement faire à l’œil, une bonne poignée par litre.

La plante quasi-fraiche est une plante fraiche qui a perdu la majorité de son eau. Elle n’est pas encore « croustillante », mais elle est bien flétrie et fanée, elle est donc toujours pleine de vitalité mais n’a quasiment plus d’eau. Pour cette version, gardez les mêmes quantités que pour la plante sèche afin de faire simple.

Tout dépend de la qualité de votre terre, mais en principe une petite couche (1cm) de compost suffit largement. Grattez à peine en surface puis il sera incorporé avec les arrosages successifs. Pas besoin de terreau dans ce contexte-là. Ce dernier est utile lorsque vous placez votre plante en pleine terre, lorsque vous préparez votre trou et lorsque votre terre est pauvre. Pour plus d’informations pensez à regarder la vidéo sur la mise en terre.

Disposez des pierres plates ou des tuiles près des plantations. Les limaces ou les escargots iront s’y réfugier après leur festin du petit matin. Il suffit ensuite d’aller les ramasser pour les emmener ailleurs.